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Stockage des déchets > Problématique > Méthodologie > Prestations



 







Le développement de la filière déchets et de ses installations de stockage a suscité très tôt en France comme à l’étranger un important effort de recherche tant sur le plan fondamental qu’appliqué. En effet, la sûreté de ces installations et leur acceptation tant citoyenne que réglementaire reposent à la fois sur leur durabilité et sur la fiabilité des matériaux naturels et manufacturés les constituant. Ainsi, l’enveloppe minérale en place ou reconstituée (mais également géosynthétique) dans laquelle le massif de déchets s’insère doit garantir à son environnement un impact potentiel mesuré, contrôlé et maîtrisé. Cet impact potentiel fait l’objet d’une analyse de risque qualitative et quantitative (à court et plus long terme) et s’appuie sur l’élaboration d’un schéma conceptuel d’exposition au risque qui est spécifique au site pressenti (ou déjà retenu).

Dans ce contexte technique et scientifique préventif, où les enjeux économiques, sociaux environnementaux, réglementaires et politiques demandent des critères d’aide à la décision multiples (certains sont éliminatoires, d’autres sont seulement hiérarchisants) et, le cas échéant, des mesures compensatrices proportionnées aux risques induits, nous comprenons que la recherche, la caractérisation et la qualification d’un site de stockage, mais également son extension et sa fermeture, soient assorties de nombreuses études.

A ce titre, le dimensionnement et la disposition constructive de l’enveloppe du massif de déchets fait l’objet d’une attention toute particulière car ses sollicitations mécanique, hydrique et chimique doivent être évaluées dans l’espace et le temps vis à vis des contraintes apportées par le comportement du massif et de ses effluents.

C’est dire toute la difficulté d’une telle approche, car si le champ des connaissances et de leurs applications nécessaires à la réponse de cette problématique progressent de jour en jour, il reste néanmoins de nombreuses incertitudes à combler (trop peu d’études se sont attachées à caractériser en situation les effets des sollicitations subies par une enveloppe) et quelques verrous scientifiques à lever (comme par exemple, la transposition d’échelle entre une éprouvette de laboratoire et les conditions imposées par le site).

Parmi les connaissances, qu’il a fallu développer très tôt afin de les appliquer à une échelle industrielle, se trouvent toutes les méthodes d’essais en laboratoire et in situ dédiées exclusivement à la mesure et à la détermination de la conductivité hydraulique des matériaux fins peu perméables (et des matériaux manufacturés ayant une fonction similaire) susceptibles d’être utilisés pour les installations de stockage. En effet, cette réponse constitue (ou plutôt constituait) un challenge à la fois réglementaire (car la législation en vigueur se base sur la notion de perméabilité) et technique (le propre des matériaux fins est d’être peu perméable), car jusqu’à récemment, les méthodes longues et coûteuses étaient un obstacle à leur développement. Dans ce domaine, le laboratoire en géotechnique environnementale de l’INSA de Lyon s’est particulièrement investi et singularisé, puisque les résultats sont aujourd’hui à la hauteur des promesses d’hier (il faut signaler les travaux de normalisation accomplis ou à venir pour ces différents essais mais surtout leur agrément par le monde industriel).

 

 

 

 

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