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évaluation environnementale des déchets,
effluents, matériaux, sédiments et sols pollués
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Les citoyens, les gestionnaires et les politiques attendent aujourd’hui des scientifiques qu'ils fournissent un diagnostic de plus en plus précis de l’impact des activités de l’homme (en particulier celles liées à la gestion des déchets, matériaux ou sols pollués) sur l’environnement. Ils attendent surtout qu’ils puissent anticiper les conséquences sur l'environnement des prises de décisions, et donc qu'ils fournissent des réponses en terme d'évaluation des risques environnementaux liés à ces activités.
Pour les chercheurs, il s'agit de traduire cette préoccupation en un questionnement scientifique structuré et rigoureux. Cette réflexion porte sur des aspects de la préservation de l’environnement aussi variés que le maintien de la bio-diversité, la préservation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, ou la conservation des paysages.

L’émission de polluants à partir de déchets, matériaux et sols pollués est aujourd’hui une des sources principales de perturbation de l’environnement. Ces polluants agissent à tous les niveaux d’organisation biologique, de la molécule à la cellule, du tissu à l’organe d’un organisme avant même d’avoir des effets visibles à des niveaux d’organisation supérieurs, comme les populations, les communautés et les écosystèmes.

Les délais de réponse aux polluants et la signification écotoxicologique des paramètres mesurés dépendront du positionnement de ces derniers dans la hiérarchie biologique :

  • les réponses mesurées au sein des organismes par l’intermédiaire des biomarqueurs renseignent sur le mode d’action des xénobiotiques et apparaissent rapidement après un stress, mais ne permettent pas de prédire précisément les dangers réellement encourus par la biocénose.
  • les réponses au niveau des populations ont une forte signification écologique mais témoignent tardivement d’une atteinte sévère à l’intégrité de l’écosystème.

Au bilan, bien que les dommages induits par les contaminants de l’environnement interviennent initialement aux niveaux cellulaire et moléculaire, les effets qui en émergent sont visibles à des niveaux d’organisation biologique supérieurs. Ces effets ne peuvent être prédits sur la seule base des connaissances mécanistiques de la toxicité des produits chimiques ou des molécules produisant ces effets. Il est donc nécessaire d’employer des indicateurs écologiques hors du domaine traditionnel de la toxicologie de l’environnement.

L’évaluation de l’impact sur les écosystèmes se nourrit ainsi de deux approches complémentaires :

  • la première vise à mesurer l’impact des polluants au niveau de l’individu via l’étude en amont de la toxicocinétique conditionnée par leur biodisponibilité et l’analyse des mécanismes présidant à l’expression de la toxicité au plan structurel et fonctionnel, essentiellement dans un contexte d’expérimentations en conditions contrôlées.
  • la seconde a pour objet d’examiner les effets des xénobiotiques au niveau populationnel et communautaire à la fois au laboratoire et in situ avec la prise en compte de la complexité du terrain.

L’ensemble de ces évaluations nécessite de travailler à différentes échelles. Les dispositifs expérimentaux pilotes présents sur la plate-forme EEDEMS correspondent à une échelle intermédiaire entre l’échelle du laboratoire celle du terrain. Ils permettent de reconstituer au mieux les conditions du terrain tout en travaillant dans des conditions contrôlées, et sont donc des outils essentiels pour l’évaluation des impacts environnementaux.

 

 

 

 

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